| Caroline (chemin) |
Chemin menant du Camping de Prêles à la Jorbe |
Probablement par féminisation
d´un patronyme Carolin attesté, plutôt qu´un nom de personne
féminin. Nom latinisé Carolus, de l´anthroponyme germanique
Karl, dérivé de l´ancien haut allemand karal, karl,
« homme, homme noble », germanique *kar[a]la ker[a]la, « vieil
homme, homme mûr ». 2) |
| Chable |
Forêt derrière le Château |
Nous trouvons l'explication dans le vocable latin "cabulum"
qui désigne le dévaloir par lequel on fait glisser les arbres abattus
par l'orage. |
| Champfahy |
Ferme au nord de La Neuveville |
"faginum" est un champ planté de hêtres. Il est vrai que
"fäyi" est aussi le nom patois du putois qui aime à se tenir dans les
hêtres. |
| Chanet |
Forêt sur la Jorbe |
Ce mot est très répandu pour désigner un bois de chênes.
Notre Chanet a fait souvent l'objet de controverses entre les communes
de la Montagne de Diesse et de La Neuveille; parce que difficiles à garder,
ces forêts offraient trop de tentations aux contrebandiers qui venaient
s'y approvisionner de bois. |
| Charrette |
Chemin qui monte à La Neuve |
Ce mot bien significatif désigne l'endroit où on
chargeait et déchargeait ces véhicules; ailleurs on disait: les
chargeoirs, le chargeux, le chargeou |
| Chassin |
Forêt au-dessus de Lamboing |
Ce mot vient de "casanus", chêne. Le chêne dont le
proverbe dit qu'on ne l'abat pas du premier coup, devait être
particulièrement répandu dans nos forêts autrefois; on lui a fait une
guerre trop acharnée pour qu'il en reste encore beaucoup et c'est fort
dommage car c'est un arbre magnifique et ce n'est pas pour rien que les
anciens le regardaient comme sacré. |
| Châtillon |
Près de la cabane des bûcherons |
Très nombreuses sont chez nous et ailleurs les localités
qui portent ce nom ou un de ses dérivatifs. Est-ce à dire que dans tous
ces endroits devait s'élever un castellum? Nous ne le pensons pas: il a
suffi souvent que le langage populaire s'empare d'un simple crêt pour le
baptiser du nom pompeux de château. |
| Crêt du Cheval |
Forêt près de La Neuve |
Il semble au premier abord que l'origine de ce mot ne
doive pas être cherchée bien loin et qu'il s'agit tout naturellement de
l'animal dont on a dit qu'il était la plus noble conquête de l'homme;
seulement le cheval dont nous parlons est situé sur les flancs du Chasseral (aujourd'hui nous le situons à coté de La Neuve. remarque de
N.Bessire) , à une altitude telle qu'on y voit rarement ou jamais
ces quadrupèdes. Il faut donc chercher ailleurs; au Val de Joux nous
avons la dent de Chevaux, vierge également de l'animal auquel on pense.
Il y a un mot "chava" qui signifie le freux, le choucas; ces oiseaux
hantent volontiers les hauteurs. |
| Combe du Pilouvi |
|
Ce petit vallon derrière le Château et qui étend ses
ramifications au nord, a sa petite histoire. Primitivement retraite d'un
pieux ermite, il devint par la suite le rendez-vous des adeptes de
Lucifer. Bien cachés derrière de grands rochers, au bord de la cascade
d'un ruisselet, ces meneurs de sabbat s'en donnaient à coeur joie; ce
qui ne veut pas dire du reste qu'ils n'aient jamais été dérangés puisque
seulement au cours du 17e siècle on comptait des dizaines d'exécutions de
sorciers et de sorcières à La Neuveville. |
Cordonniers
(chemin) |
Le chemin le plus haut dans les forêts de la Bourgeoisie
à Chasseral |
Les Métairies de la Montagne appartenaient aux trois
confréries de la ville: vignerons, pêcheurs et cordonniers. Elles furent
vendues en 1869 alors que ces associations furent dissoutes. Les trois
se trouvaient sur les flancs de Chasseral. L'une d'elles , la métairie
de derrière servit de 1803-1804 de refuge au soit-disant fils de Louis
XVI. Elle s'appelait également Rassy ou la Neuve Métairie.
1)
Nous penson aujoud'hui que la Métairie de St-Jean Devant, propriété du
Canton de Berne qui s'appelle sur les vieilles cartes "Métairie de La
Neuveville" appartenait à la confrérie des cordonniers, d'ou le nom du
chemin. 3) |
| Cras de Rafort |
|
Creux du four à chaux. Appelé aussi plan de Rafort. En
1689 le conseil, dit un ancien document, vu la conjoncture des temps
présents, concède aux pauvres gens de pouvoir garder une chèvre chez eux
et de la mener paître tout le long du chable jusqu'au plan de Rafort. |
| Roche aux Crocs |
Roche au-dessus de Chavannes |
Aussi Crochevaux, Croisevaux, tous mots de la même
origine qui peut être crosum, creux ou bien croch, crochet (chemin en
zigzag) mais aussi cros, corbeau. Nous choisissons cette dernière
étymologie et nous voyons dans croisevaux la vallée des corbeaux. La
même origine doit être attribuée au mot Rabenfluh (roche aux corbeaux)
qu'on a à tort souvent orthographié "Rattenfluh"ou "Rappenfluh) |
| Les longs Essarts |
Forêt vers Champ Fahy |
Forêt au nord de la ville où l'on opérait des
défrichements périodiques jusqu'en 1879, époque à laquelle, dit un
protocole, les gens ne s'en soucient plus. |
| Genevret |
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Le bloc ératique dit pierre de "Genevret" se dresse
au-dessus de la ville avec son inscription:
Granit des temps passés, redis de ces hauteurs
Que jamais Montagu ne mourra dans nos coeurs.
C'est en 1862 que ces lettres furent gravées dans la pierre. Tout
autour est la forêt de Genevret, origine: juniperus, genièvre. |
Italiens
(Chemin des) |
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Ce chemin fut construit par des internés
(prisonniers de guerre) italiens lors
de la première guerre mondiale en 1915. 3) |
| La Jeure |
Forêt à Chasseral |
Un lieu-dit très répandu, c'est la "Jeure" pour désigner
des forêts, en bas latin "juria" d'où dérive le mot Jura. De tout temps
on en a tiré beaucoup de bois. En 1819 on parle d'un garde de la Jeure
résidant à Nods. En 1600 existait à la Neuveville une rue du "Joran" et
les fossés du Joran. |
| Jorbe |
Le point culminant des forêts du Bas |
De la même famille (cf. ci-dessus) est la "Jorbe" |
| Ligeresse |
Forêt sous Champ Fahy |
Nous n'avons pu découvrir l'origine de "Ligeresse",
cette forêt au nord, à moins que ce mot ait quelque analogie avec Ligerz.
Ou alors la lettre "n" serait-elle tombée et aurions-nous un mot de la
même famille que Lignerolles dérivant de ligne? |
| Louvin |
Forêt vers le Camping de Prêles |
ou "Louvain" fait penser aux loups.
C'est la forêt où il y a des louvets (jeunes loups). Ils n'étaient pas
les seuls carnassiers dans ces bois, puisque, en 1645, des chasseurs y
tuèrent un sanglier.
D'autre part, ces forêts occasionnèrent toujours, surtout en 1760, de
nombreux pourparlers entre les délégués de LL EE et ceux du
Prince-Evêque par rapport à la délimitation de leurs territoires
respectifs et à ces occasions il y avait, paraît-il, de sérieux banquets
à Prêles. |
| Mayes |
Forêt autour de la cabane des Mayes |
A l´origine, le patois maye, maya désigne une
meule de foin ou de paille, voire d´aiguilles de conifères destinées à la
litière du bétail. Le toponyme désigne soit un endroit où s´élèvent
habituellement les meules de foin, soit, par métaphore un sommet qui a
la forme d´une meule. De l´ancien français moie, « meule [de
foin, de blé] », latin meta, « cône, pyramide ».
2)
On m'a par contre communiqué qu'à la Neuveville on nommait les premiers
hêtres à débourrer au printemps les "mayes", et il y en aurait (eu) à cet
endroit. 3) |
| Pavé |
Au chemin des Italiens |
Petite clairière parcourue par un chemin pavé. Il s'agit
du chemin d'accès à La Neuve Métairie juste après l'embranchement avec
le Sentier de Diesse et de Prêles. Un peu plus bas sur le même chemin il
est possible d'observer des traces de roues de char creusées dans la
roche même. 3) |
| Pilouvi |
Forêt le long du Ruz de Vaux |
Joli sentier pour aller à Lignières; pellevouet signifie
thym, serpolet. |
| Poyerli |
Colline au sud du Pré Monsieur |
Est une forêt près du Chanet; du patois Poya, montée. |
| Pré Messieurs |
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Un pâturage au Nord réservé exclusivement aux taureaux
que la Municipalité entretenait. En août 1860, cette dernière ne
voulant plus s'astreindre à cet honneur renonce à la jouissance du
fameux pré et laisse à la bourgeoisie le soin de s'occuper de ces
intéressants animaux, de ceux qu'on appelait pompeusement "des
Messieurs". |
| Longues Raies |
Forêt à la sortie vers le Camping de Prêles à gauche |
Une forêt mélangée de champs qui était soumise au droit
de rey (réage). C'est là qu'en 1645 des chasseurs de Lamboing tuèrent un
sanglier. |
| Ruz de Vaux |
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Le doyen Morel a écrit "veau" et d'autres "vos". Ces mots
signifient vallée. Le ruisseau était le ruz de Vaux et dès 1315 servit
de frontière entre le pays des comtes de Neuchâtel et les terres de l'Evêché.
On prétend que Léopold d'Autriche n'est pas étranger à cette
délimitation. |
| Thermos |
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Lieu en forêt où en 1980 "Nidou", le bûcheron
Hansruedi
Niederhauser, a cassé son thermos rempli de thé chaud.
3) |
| Veloux |
Autour de la fontaine de "Veloux" |
Forêt au Chanet. |
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